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Quels livres pour apprendre le judaïsme ? 5 titres et trois portes d'entrée à ne pas confondre

Histoire d'un peuple, religion pratiquée, pensée talmudique : trois objets différents que les listes mélangent. Cinq livres dans l'ordre, et ce que chacun couvre exactement.

L'équipe Relit10 min de lecture

Les livres de ce parcours, dans l'ordre

LivrePourquoiAcheter
Le judaïsmeRégine AzriaVoir Le judaïsme, de Régine Azria à la Fnac (lien affilié)
Histoire des Juifs de FranceEsther BenbassaVoir Histoire des Juifs de France, de Esther Benbassa à la Fnac (lien affilié)
Introduction au TalmudAdin SteinsaltzVoir Introduction au Talmud, de Adin Steinsaltz à la Fnac (lien affilié)
Le Livre brûlé. Philosophie du TalmudMarc-Alain OuakninVoir Le Livre brûlé. Philosophie du Talmud, de Marc-Alain Ouaknin à la Fnac (lien affilié)
Dictionnaire des mondes juifsJean-Christophe Attias et Esther BenbassaVoir Dictionnaire des mondes juifs, de Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa à la Fnac (lien affilié)

Quels livres pour apprendre le judaïsme ?

Le lecteur qui entre dans une librairie avec cette question trouvera trois rayons différents et croira n'en trouver qu'un. Il y a l'histoire du peuple juif, avec ses vingt siècles de diaspora, ses persécutions, ses migrations. Il y a une religion pratiquée, avec un calendrier, des rites, une loi alimentaire, des courants qui se disputent l'interprétation. Il y a enfin une tradition d'étude des textes, dont le Talmud est le monument, et qui produit depuis longtemps une manière de penser reconnaissable.

Ces trois objets se touchent en permanence et ne se recouvrent pas. Un livre excellent sur l'un peut vous laisser complètement ignorant des deux autres, sans jamais vous prévenir. C'est la principale cause de découragement chez les gens qui essaient sérieusement d'apprendre : ils ont ouvert la mauvaise porte pour ce qu'ils cherchaient.

Voici cinq livres, dans un ordre qui commence par vous dire dans quelle pièce vous êtes.


Trois portes, et le critère qui permet de choisir un livre

Posez-vous la question avant l'achat. Voulez-vous comprendre pourquoi il y a eu des Juifs en Alsace, en Espagne, à Salonique, et ce qui leur est arrivé ? C'est l'histoire. Voulez-vous savoir ce qui se passe une nuit de Pessah, pourquoi le sabbat commence au coucher du soleil, ce que veut dire casher ? C'est la religion pratiquée. Voulez-vous comprendre pourquoi cette tradition accorde une telle place au désaccord et à l'interprétation ? C'est la pensée.

Le parcours qui suit ouvre les trois portes, dans cet ordre, parce que l'histoire donne le cadre, la pratique donne le concret, et la pensée demande les deux.

Reste le tri. Trois vérifications suffisent le plus souvent.

L'auteur d'abord. Un chercheur rattaché à une institution universitaire, avec des publications soumises à ses pairs, peut se tromper, mais ses erreurs sont repérables. Un essayiste qui écrit sur un sujet dont il n'a pas la formation ne dispose pas de ce garde-fou, quelle que soit sa notoriété.

L'éditeur ensuite. La Découverte, Seuil, Fayard, Gallimard, Larousse, Albin Michel pour ses collections religieuses, les Presses universitaires de France, le CNRS : maisons généralistes, sans ligne confessionnelle.

Le traitement de la diversité interne, enfin, qui est le test le plus fiable. Le judaïsme n'a pas d'autorité centrale qui tranche. Orthodoxes, massorti et libéraux divergent sur l'application de la loi, les traditions ashkénazes et séfarades ont chacune leurs usages, et le rapport au sionisme a divisé les communautés bien avant 1948. Un ouvrage qui présente une position particulière comme la position juive, sans signaler qu'il en existe d'autres, vous vend une conclusion.

Ce critère écarte deux catégories de livres à la fois : la littérature d'édification destinée aux fidèles, qui fait très bien son travail mais ne fait pas le vôtre, et les essais qui traitent l'histoire juive comme une pièce à conviction dans un débat contemporain.

Premier livre : Régine Azria, « Le judaïsme »

Régine Azria, « Le judaïsme » (La Découverte, collection Repères, 1996, troisième édition en 2010, environ cent vingt pages) Voir à la FnacLe judaïsme, de Régine Azria (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Aucun prérequis.

Azria était sociologue, chercheuse au CNRS, rattachée au centre d'études interdisciplinaires des faits religieux de l'EHESS. Les Repères sont des volumes de format réduit, denses, écrits par des spécialistes pour des étudiants de première année, avec bibliographie et repères chronologiques. Le sien couvre les textes fondateurs, la structuration rabbinique, les grands courants, les recompositions contemporaines et la question de l'identité juive dans les sociétés sécularisées.

Ce qu'il vous apprend précisément : la carte, et la distinction entre les trois portes évoquées plus haut. Vous saurez ce qu'est le rabbinat et depuis quand, ce que recouvrent orthodoxie et judaïsme libéral, comment se pose la question de l'appartenance quand la pratique religieuse recule.

Ce qu'il ne vous apprend pas : le détail, et le récit. Cent vingt pages sur trois millénaires, cela se paie en raccourcis. C'est le bon prix d'entrée, à condition de ne pas s'arrêter là.

Deuxième livre : Esther Benbassa, « Histoire des Juifs de France »

Esther Benbassa, « Histoire des Juifs de France » (Seuil, 1997, environ trois cent soixante-dix pages, repris dans la collection Points Histoire en 2000) Voir à la FnacHistoire des Juifs de France, de Esther Benbassa (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : la carte générale, ou l'équivalent.

Benbassa, directrice d'études à l'École pratique des hautes études, y retrace une présence continue depuis l'Antiquité tardive jusqu'à la période contemporaine. Le livre traite le Moyen Âge et les expulsions, les communautés du Comtat et du Sud-Ouest, l'émancipation révolutionnaire, le consistoire napoléonien, l'affaire Dreyfus, les vagues migratoires d'Europe orientale puis d'Afrique du Nord, Vichy et la déportation, la reconstruction d'après-guerre.

Le choix de la France plutôt qu'une histoire mondiale est délibéré, et c'est celui que je vous recommande. Une histoire générale des Juifs vous fait traverser vingt pays en survol. Un terrain unique, suivi sur toute sa durée, vous apprend infiniment plus sur la mécanique réelle : comment une minorité négocie, s'adapte, se divise, se transforme, selon les régimes politiques qui se succèdent au-dessus d'elle.

Ce qu'il ne vous apprend pas : le monde séfarade méditerranéen, le judaïsme d'Europe centrale, l'Amérique, Israël. Benbassa a écrit ailleurs sur les Juifs de l'Empire ottoman, et l'histoire de ces autres mondes existe. Elle ne tient pas dans un seul volume.

Troisième livre : Adin Steinsaltz, « Introduction au Talmud »

Adin Steinsaltz, « Introduction au Talmud » (Albin Michel, collection Présences du judaïsme, 1987 pour l'édition française, traduit de l'anglais, environ trois cent vingt pages, réédité depuis) Voir à la FnacIntroduction au Talmud, de Adin Steinsaltz (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : les deux étapes précédentes.

Steinsaltz, rabbin et savant israélien mort en 2020, a consacré quarante ans à une édition commentée du Talmud destinée à le rendre accessible. Ce volume n'est pas un commentaire, c'est une description : qui a écrit quoi, à quelle époque, sous quelle forme, avec quels outils de raisonnement, et comment se présente matériellement une page.

Ce qu'il vous apprend précisément : le fonctionnement d'un objet dont on parle beaucoup sans le connaître. Vous comprendrez la différence entre Mishna et Guemara, ce que sont les Tannaïm et les Amoraïm, pourquoi une page de Talmud dispose le texte central au milieu et les commentaires médiévaux autour, et pourquoi une discussion peut rester ouverte sur des siècles sans que personne ne tranche.

Ce qu'il ne vous apprend pas : la neutralité de surplomb. Steinsaltz écrit de l'intérieur de la tradition, avec l'autorité de quelqu'un qui l'a pratiquée toute sa vie. C'est précisément ce qui rend sa description utile, et c'est aussi ce qu'il faut savoir en le lisant. Vous apprenez comment le Talmud se comprend lui-même, pas ce qu'un historien des religions en dit de l'extérieur.

Quatrième livre : Marc-Alain Ouaknin, « Le Livre brûlé »

Marc-Alain Ouaknin, « Le Livre brûlé. Philosophie du Talmud » (Seuil, repris chez Points en 2016) Voir à la FnacLe Livre brûlé. Philosophie du Talmud, de Marc-Alain Ouaknin (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : les trois étapes précédentes, celle de Steinsaltz en particulier.

Ouaknin, rabbin et philosophe, professeur à l'université Bar-Ilan, travaille depuis longtemps à faire dialoguer l'étude talmudique et la philosophie contemporaine. Le livre est bâti en trois parties : une entrée dans l'univers talmudique, le commentaire de deux textes de la Mishna et de la Guemara mis en regard de la philosophie moderne, puis une méditation sur Rabbi Nahman de Braslav, ce maître hassidique qui brûla l'un de ses écrits avant sa mort.

Ce qu'il vous apprend précisément : pourquoi cette tradition traite l'interprétation comme une opération sans fin, et ce que cela change à l'idée qu'on se fait d'un texte sacré. Le geste du livre brûlé sert de fil : un écrit détruit continue d'agir, et le sens n'est jamais définitivement déposé quelque part.

Ce qu'il ne vous apprend pas : le judaïsme en général. C'est une lecture, personnelle et argumentée, qui prend position dans un débat intellectuel réel. Prise pour un exposé objectif, elle vous induirait en erreur. Prise pour ce qu'elle est, elle vous donne quelque chose qu'aucun manuel ne donne.

Cinquième ouvrage : le « Dictionnaire des mondes juifs »

Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa, « Dictionnaire des mondes juifs » (Larousse, 2008, environ six cent cinquante pages) Voir à la FnacDictionnaire des mondes juifs, de Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : aucun, mais son intérêt commence avec la première lecture.

Attias est directeur d'études à l'École pratique des hautes études, spécialiste de la pensée juive médiévale. Le pluriel du titre annonce le parti pris : des mondes, pas un monde. Notions, œuvres, personnages, aires culturelles, avec des ensembles historiques par périodes et par pays.

Ce qu'il vous apporte précisément : le vocabulaire. Halakha, aggada, michna, kabbale, hassidisme, haskala, les traductions françaises laissent beaucoup de termes tels quels, et buter dessus trois fois par chapitre finit par arrêter une lecture. Vous ouvrez, vous repartez.

Ce qu'il ne vous apporte pas : un raisonnement suivi. Un dictionnaire fragmente par nature. Gardez-le comme outil sur le bureau.

Par où ne pas commencer

La Bible hébraïque lue seule et de bout en bout. C'est le réflexe le plus fréquent, et il ne donne presque rien. Ce corpus n'a jamais été lu isolément dans cette tradition, l'usage religieux le découpe en portions hebdomadaires, et le sens qu'on en tire dépend entièrement du commentaire qu'on lui associe. Lisez-la, mais après avoir compris ce que la tradition rabbinique en a fait.

Le Talmud acheté avant d'avoir lu Steinsaltz. Plusieurs milliers de pages, deux langues, une discussion qui ne conclut pas, des couches de commentaires ajoutées sur mille ans. On ne l'ouvre pas comme un livre, et il s'étudie traditionnellement à deux, à voix haute, ce qui n'est pas un détail folklorique.

Les livres d'introduction à la kabbale. Le rayon ésotérique en produit beaucoup, et l'essentiel n'a qu'un rapport lointain avec l'objet historique. La mystique juive est un domaine de recherche sérieux, avec ses spécialistes et ses éditions critiques. Elle vient tard dans un parcours, jamais en ouverture.

Les essais sur l'antisémitisme comme première lecture. Ces livres traitent d'un phénomène qui appartient à l'histoire des sociétés majoritaires plus qu'à celle du judaïsme. Ils sont nécessaires, et les commencer par eux revient à découvrir une tradition à travers ce qu'on lui a fait subir, ce qui la réduit au rôle de victime et n'apprend rien de son contenu.

Les livres sur Israël en guise de livres sur le judaïsme. Un État contemporain, sa politique et ses conflits constituent un sujet distinct, avec ses propres spécialistes. Les confondre, dans un sens comme dans l'autre, est l'erreur de méthode la plus répandue du débat public français.

Ce que les livres ne feront pas à votre place

Ils ne vous donneront pas l'hébreu. Toute lecture en français passe par un traducteur qui a tranché, et sur ce corpus les traductions divergent souvent. Vous n'avez pas besoin de devenir hébraïsant pour apprendre beaucoup, mais prenez l'habitude de comparer deux versions d'un même passage quand il compte. L'écart vous enseigne quelque chose que chaque version prise seule ne dit pas.

Ils ne vous montreront pas la pratique. Un chapitre sur le sabbat décrit des règles, il ne rend pas ce qui se passe dans une maison le vendredi soir, ni la différence d'atmosphère entre une synagogue orthodoxe et une communauté libérale. Les musées aident un peu, le Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris en particulier. Les journées européennes de la culture juive, chaque septembre, ouvrent des lieux qui ne se visitent pas le reste de l'année.

Ils ne remplaceront pas la conversation. Cette tradition a fait de l'étude à deux une norme, et il y a une raison : lire seul vous laisse avec votre propre compréhension, sans personne pour la contredire. Les cours ouverts au public existent, dans les institutions communautaires comme à l'université, et beaucoup accueillent des auditeurs sans engagement.

Un dernier point. Personne ne couvre l'ensemble. Antiquité, Espagne médiévale, mondes ottomans, Europe centrale, Amérique du Nord, chaque terrain a ses spécialistes et ses querelles. Choisissez le vôtre une fois les bases posées, plutôt que d'accumuler des synthèses générales qui finissent par se répéter.

Après ces cinq livres

Vous aurez le cadre, un terrain historique suivi sur toute sa durée, la structure du corpus étudié, une entrée dans la manière de penser qui en découle, et un outil de consultation. Surtout, vous saurez juger du sérieux du prochain livre que vous ouvrirez, ce qui est le vrai bénéfice.

La suite dépend de ce qui vous a retenu. Si c'est l'histoire, allez vers d'autres terrains que la France et vers les travaux sur les mondes séfarades. Si c'est l'étude des textes, l'œuvre d'Armand Abécassis, notamment « La pensée juive » publiée au Livre de Poche dans la collection Biblio essais, prolonge naturellement Ouaknin. Si c'est la comparaison entre traditions, l'article sur quels livres pour apprendre l'histoire des religions pose le cadre général, et celui sur quels livres pour apprendre le christianisme éclaire une filiation qu'on comprend mal tant qu'on ignore ce qui la précède.

Le reste de la collection quels livres acheter pour apprendre à applique la même méthode ailleurs, et les genres vous aideront à repérer les éditions annotées, qui changent beaucoup sur les textes anciens.

Par quel livre commencer pour apprendre le judaïsme ?

Par « Le judaïsme » de Régine Azria, publié à La Découverte dans la collection Repères, première édition en 1996 et troisième édition en 2010. C'est un format court, écrit par une sociologue du CNRS, qui pose en une centaine de pages la distinction que la plupart des lecteurs n'ont pas au départ : ce qui relève de l'histoire d'un peuple, ce qui relève d'une religion avec ses rites, et ce qui relève d'une tradition d'étude des textes.

Faut-il lire la Bible hébraïque pour comprendre le judaïsme ?

Il faudra y venir, mais pas en premier et pas en la lisant comme un livre suivi. Le corpus que le judaïsme appelle la Torah, les Prophètes et les Écrits n'a jamais été lu seul dans cette tradition : il se lit avec un commentaire, et l'usage religieux le découpe en portions hebdomadaires. Commencez par un manuel qui vous explique ce dispositif, sinon vous lirez un texte antique sans savoir ce que la tradition en a fait pendant vingt siècles.

Quelle différence entre judaïsme et peuple juif ?

Le judaïsme désigne une religion, avec des textes, un droit, des rites et des courants. Le peuple juif désigne un groupe humain dont l'histoire couvre l'Antiquité proche-orientale, la diaspora méditerranéenne et européenne, les persécutions, les migrations et les États contemporains. Les deux se recoupent largement et ne se confondent pas : il existe des Juifs sans pratique religieuse, et l'histoire d'une communauté ne se déduit pas de sa théologie. Un livre qui traite les deux comme une seule chose vous égare dès le premier chapitre.

Le Talmud est-il lisible par un débutant ?

Pas directement, et ce n'est pas une question de niveau intellectuel. Le Talmud est un corpus de plusieurs milliers de pages, rédigé en hébreu et en araméen, construit comme une discussion sans conclusion explicite, avec des couches de commentaires ajoutées sur plus de mille ans. On l'aborde par une présentation de sa structure, comme celle d'Adin Steinsaltz, avant d'ouvrir un traité. Traditionnellement, on l'étudie de surcroît à deux, à voix haute.

Comment repérer un livre orienté sur le judaïsme ?

Regardez comment l'ouvrage traite la diversité interne. Le judaïsme comporte des courants orthodoxes, massorti, libéraux, des traditions ashkénazes et séfarades, des positions opposées sur la place de la loi et sur le sionisme. Un livre qui présente une seule de ces positions comme le judaïsme, sans le dire, a choisi son camp. Vérifiez aussi la formation de l'auteur et la maison d'édition : un chercheur publié chez un éditeur généraliste travaille sous le contrôle de ses pairs.

Un dictionnaire est-il utile quand on débute ?

Comme compagnon, oui, comme lecture suivie, non. Le « Dictionnaire des mondes juifs » d'Attias et Benbassa, paru chez Larousse en 2008, se consulte quand un mot vous arrête au milieu d'un chapitre. Sur un domaine où beaucoup de termes restent en hébreu dans les traductions françaises, ce gain de temps est réel. Le lire de A à Z ne vous donnera aucune structure, l'ouvrir quarante fois pendant votre parcours vous en donnera une.

Les liens « Voir à la Fnac » sont affiliés : un achat nous verse une petite commission, sans changement de prix pour vous. Les livres sont choisis indépendamment.

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