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Quels livres pour apprendre la climatologie ? Quatre titres et un rapport gratuit

La climatologie est une science physique, pas une position. Quatre livres dans l'ordre, écrits par des auteurs du GIEC, plus le critère qui écarte les deux extrêmes du rayon.

L'équipe Relit10 min de lecture

Les livres de ce parcours, dans l'ordre

LivrePourquoiAcheter
Le réchauffement climatiqueRobert KandelVoir Le réchauffement climatique, de Robert Kandel à la Fnac (lien affilié)
Nouveau climat sur la Terre. Comprendre, prédire, réagirHervé Le TreutVoir Nouveau climat sur la Terre. Comprendre, prédire, réagir, de Hervé Le Treut à la Fnac (lien affilié)
Planète blanche. Les glaces, le climat et l'environnementJean Jouzel, Claude Lorius et Dominique RaynaudVoir Planète blanche. Les glaces, le climat et l'environnement, de Jean Jouzel, Claude Lorius et Dominique Raynaud à la Fnac (lien affilié)
Voyage à travers les climats de la TerreGilles RamsteinVoir Voyage à travers les climats de la Terre, de Gilles Ramstein à la Fnac (lien affilié)

Quels livres pour apprendre la climatologie ?

Le rayon est piégé aux deux bouts. À gauche, des livres qui vous expliquent que tout cela est exagéré et que les scientifiques se trompent. À droite, des livres qui annoncent l'effondrement dans dix ans sans jamais poser un chiffre. Entre les deux, une discipline scientifique vieille de plus d'un siècle, avec ses laboratoires, ses satellites, ses carottes de glace et ses modèles numériques, dont presque personne ne parle parce qu'elle est moins spectaculaire.

C'est cette discipline que vous cherchez si vous êtes arrivé ici. La climatologie étudie le système climatique : l'atmosphère, les océans, les glaces, les sols et le vivant, et la manière dont l'énergie circule entre eux. C'est de la physique avant d'être un sujet de société. Voici quatre livres dans un ordre qui tient, plus un cinquième document que vous pouvez télécharger gratuitement et que presque personne ne lit.


Ce que la climatologie n'est pas

Une précision avant d'acheter quoi que ce soit, parce qu'elle vous fera économiser deux livres.

La climatologie n'est pas la météorologie. La seconde prévoit l'état de l'atmosphère à quelques jours sur un point précis, la première décrit les statistiques de cette atmosphère sur des décennies. Si votre question ressemble à « comment savoir s'il pleuvra dimanche », vous cherchez plutôt des livres pour apprendre la météorologie, ce qui est un tout autre parcours.

La climatologie n'est pas non plus l'écologie, ni la transition énergétique, ni l'engagement. Un climatologue décrit un système physique. Ce qu'il faut en faire relève de l'économie, de la politique et de la morale, et ce sont d'autres livres. Nous avons traité ce versant à part dans notre sélection sur l'écologie, qui distingue le parcours du vivant et celui de l'énergie. Ici, on reste sur le mécanisme.

Un critère de tri à appliquer en librairie

Ouvrez le livre à une page au hasard et cherchez trois signes.

Des ordres de grandeur chiffrés, d'abord : des watts par mètre carré, des parties par million, des dixièmes de degré, des centimètres d'élévation marine. Un livre de climatologie qui ne mesure rien ne fait pas de climatologie.

Une mention des incertitudes, ensuite. Les auteurs sérieux disent en permanence ce qu'ils savent bien, moyennement et mal. La sensibilité climatique, c'est-à-dire le réchauffement attendu pour un doublement du CO2, est encore encadrée par une fourchette, et un bon livre vous la donne au lieu de vous donner un chiffre unique.

Des sources identifiables, enfin. Pas une bibliographie de trente pages, juste la trace du fait que l'auteur s'appuie sur des travaux publiés.

Ce critère écarte les deux extrêmes d'un coup. Le livre climatosceptique tombe parce qu'il ne cite que les travaux qui l'arrangent et présente une controverse là où la littérature a tranché. Le livre catastrophiste tombe parce qu'il remplace les fourchettes par des affirmations rondes et l'incertitude par de l'urgence. Les deux vous vendent une émotion à la place d'une connaissance, et c'est la seule chose qu'ils ont en commun.

Premier livre : Robert Kandel, « Le réchauffement climatique »

Robert Kandel, « Le réchauffement climatique » (Presses universitaires de France, collection Que sais-je ?, cinquième édition en 2019, 128 pages) Voir à la FnacLe réchauffement climatique, de Robert Kandel (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Aucun prérequis.

Kandel est physicien de l'atmosphère, directeur de recherche émérite au CNRS, rattaché au Laboratoire de météorologie dynamique de l'Institut Pierre-Simon Laplace. Il a travaillé sur le bilan radiatif de la Terre vu depuis l'espace, ce qui est exactement le sujet du livre.

Ce qu'il vous apprend précisément : pourquoi la planète est à quinze degrés de moyenne et non à moins dix-huit, comment on mesure un déséquilibre énergétique de l'ordre du watt par mètre carré, ce qu'est une rétroaction et pourquoi la vapeur d'eau amplifie ce que le CO2 déclenche. Le format contraint l'auteur à ne garder que la charpente, et c'est une chance.

Ce qu'il ne vous apprend pas : le détail des mesures et l'histoire de la discipline. Un Que sais-je ? est un plan de bâtiment, pas une visite. Vous en aurez pour trois heures de lecture attentive, et vous saurez ensuite lire n'importe quel article de presse sans vous faire avoir.

Deuxième livre : Hervé Le Treut, « Nouveau climat sur la Terre »

Hervé Le Treut, « Nouveau climat sur la Terre. Comprendre, prédire, réagir » (Flammarion, 2009, environ 300 pages) Voir à la FnacNouveau climat sur la Terre. Comprendre, prédire, réagir, de Hervé Le Treut (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : le livre précédent, ou une culture physique équivalente.

Le Treut a dirigé le Laboratoire de météorologie dynamique, puis l'Institut Pierre-Simon Laplace. Il est membre de l'Académie des sciences et a participé aux rapports du GIEC depuis le premier, en 1990. C'est la personne qui, en France, a vu la modélisation climatique passer de quelques équations à des simulations couplées océan-atmosphère.

Ce qu'il vous apprend précisément : comment on fabrique un modèle de climat, ce qu'il représente, ce qu'il paramètre faute de pouvoir le calculer, et pourquoi cette limite n'est pas un aveu de faiblesse mais une méthode. Le chapitre sur la différence entre prédiction et projection vaut à lui seul l'achat, parce que la confusion des deux mots alimente la moitié des malentendus publics.

Ce qu'il ne vous apprend pas : l'état des connaissances de 2026. Le livre a plus de quinze ans, et la partie « réagir » a vieilli plus vite que la partie « comprendre ». Prenez-le pour la physique et pour la manière dont un modélisateur pense. Pour les chiffres, allez au cinquième document de cette liste.

Un mot sur un autre titre du même auteur : « L'effet de serre. Allons-nous changer le climat ? », écrit avec Jean-Marc Jancovici (Flammarion, collection Dominos, 2001, repris en Champs en 2004), reste une introduction remarquablement claire. Elle est simplement plus ancienne encore, et ses données ont vingt-cinq ans.

Troisième livre : Jouzel, Lorius et Raynaud, « Planète blanche »

Jean Jouzel, Claude Lorius et Dominique Raynaud, « Planète blanche. Les glaces, le climat et l'environnement » (Odile Jacob, 2008) Voir à la FnacPlanète blanche. Les glaces, le climat et l'environnement, de Jean Jouzel, Claude Lorius et Dominique Raynaud (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : les deux précédents.

Trois glaciologues, dont deux médailles d'or du CNRS, et des auteurs du GIEC qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2007. Lorius est celui qui, en regardant les bulles d'air remonter d'un glaçon antarctique dans son verre, a eu l'idée qu'on pouvait dater et analyser l'atmosphère du passé. L'anecdote est vraie et elle a fondé une discipline entière.

Ce qu'il vous apprend précisément : d'où viennent les données. Comment on carotte un kilomètre de glace, comment on date une couche, comment on reconstitue une température à partir d'un rapport isotopique, ce que la carotte de Vostok puis celle d'Epica ont montré sur huit cent mille ans de cycles glaciaires. C'est le livre qui transforme « les scientifiques disent que » en « voici comment on sait ».

Ce qu'il ne vous apprend pas : le futur. C'est un livre de mesure et de mémoire, tourné vers l'arrière, et c'est précisément sa valeur. Une opinion, que je vous donne franchement : c'est le titre le plus négligé de toutes les listes de climat, et le seul qui vous donne un rapport charnel aux données.

Quatrième livre : Gilles Ramstein, « Voyage à travers les climats de la Terre »

Gilles Ramstein, « Voyage à travers les climats de la Terre » (Odile Jacob, 2015, 352 pages) Voir à la FnacVoyage à travers les climats de la Terre, de Gilles Ramstein (lien affilié, ouvre un nouvel onglet). Prérequis : les trois précédents, ou beaucoup de patience.

Ramstein est directeur de recherche au Commissariat à l'énergie atomique, modélisateur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, et paléoclimatologue. Il remonte quatre milliards d'années : la Terre boule de neige, les épisodes chauds sans calotte polaire, les grandes extinctions, les cycles de Milankovitch, la dernière déglaciation.

Ce qu'il vous apprend précisément : que le climat a beaucoup varié sans nous, et pourquoi ce fait, souvent brandi comme une objection, est en réalité l'argument le plus solide. On connaît les causes des variations passées, on sait les quantifier, et aucune d'entre elles n'explique la vitesse actuelle. La profondeur de temps est ce qui manque à presque toutes les discussions sur le climat.

Ce qu'il ne vous apprend pas : quoi faire. Ramstein raconte un système, pas une politique. Il est aussi le plus exigeant des quatre, avec des passages sur les forçages orbitaux qu'il faut relire. Ne le prenez pas en premier, vous vous découragerez pour rien.

Le document que personne ne lit : les résumés du GIEC

Ce n'est pas un livre, et c'est pourtant l'étape la plus rentable du parcours.

Le sixième rapport d'évaluation du GIEC comprend, pour chacun de ses trois groupes de travail, un résumé à l'intention des décideurs d'une trentaine de pages, traduit en français et téléchargeable gratuitement. La rumeur veut que ces documents soient illisibles. Ils ne le sont pas. Ils sont prudents, denses, avec un vocabulaire d'incertitude codifié qu'il faut apprendre une fois pour toutes : quasiment certain, très probable, probable, chaque expression correspond à un intervalle de confiance chiffré.

Ce qu'ils vous apprennent précisément : l'état actuel des connaissances, celui-là même que les quatre livres ci-dessus ne peuvent pas contenir puisqu'ils ont été imprimés. Lisez-les après Kandel et vous comprendrez tout. Lisez-les avant, vous n'en tirerez que des slogans.

Par où ne pas commencer

Les livres climatosceptiques, évidemment, et pour une raison technique plutôt que morale. « L'imposture climatique ou la fausse écologie » de Claude Allègre (Plon, 2010) a été démonté point par point par Sylvestre Huet dans « L'imposteur, c'est lui » (Stock, 2010), et une partie des graphiques du livre s'est révélée modifiée, ce que le paléoclimatologue dont la courbe était reprise a confirmé publiquement. Le problème n'est pas d'avoir un avis minoritaire, c'est de tordre une donnée. Un débutant n'a aucun moyen de repérer l'opération, et c'est bien pour cela qu'il faut d'abord apprendre le mécanisme ailleurs.

Le catastrophisme sans chiffres, ensuite, qui est le piège symétrique. Un livre qui annonce des seuils de non-retour datés à l'année sans jamais montrer d'où sort la date fait exactement ce qu'il reproche aux autres. La science climatique travaille avec des fourchettes et des scénarios, jamais avec des prophéties. Si un ouvrage ne vous donne pas d'intervalle, il ne vous donne pas de science.

« Le Monde sans fin » de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici (Dargaud, 2021), enfin, dans une catégorie à part. C'est une porte d'entrée efficace, le dessin rend palpables des ordres de grandeur énergétiques que personne ne visualise, et son succès de librairie a fait plus pour la culture énergétique française que bien des rapports. Il défend aussi une thèse argumentée, discutée notamment sur la place du nucléaire et sur la faisabilité des trajectoires alternatives, et le format graphique la rend très convaincante. Lisez-le, en troisième ou quatrième position, quand vous saurez distinguer ce qui relève du consensus physique et ce qui relève d'un choix de société.

Un mot sur les manuels universitaires pour terminer. Ils existent, ils sont excellents, ils sont écrits pour être révisés avant un examen et non pour être lus le soir. Un lecteur autonome s'y noie en trente pages.

Ce que les livres ne feront pas à votre place

Ils ne tiendront pas les chiffres à jour. C'est la limite structurelle du domaine : un ouvrage imprimé raisonne sur les données de son année. Prenez l'habitude d'aller vérifier une valeur avant de la citer, dans les rapports du GIEC, les bulletins de l'Organisation météorologique mondiale ou les publications de Météo-France et du CNRS.

Ils ne vous apprendront pas non plus à lire un graphique, et c'est pourtant là que tout se joue. Une anomalie de température par rapport à une moyenne de référence, une échelle logarithmique, une moyenne glissante sur trente ans : ces objets se comprennent en les manipulant. Les jeux de données publics sont accessibles librement, et une heure passée à tracer soi-même une série de températures apprend davantage qu'un chapitre.

Enfin, aucun de ces livres ne vous dira quoi penser des décisions à prendre. La physique dit ce qui se passe et ce qui se passera selon différentes trajectoires d'émissions. Elle ne dit pas quel effort est juste, ni qui doit le fournir. Confondre les deux niveaux est l'erreur la plus fréquente du débat public, et vous en serez immunisé après ce parcours.

Après ces quatre livres

Vous aurez le bilan radiatif, la logique des modèles, la provenance des données paléoclimatiques et la profondeur de temps. C'est un socle solide, et il vous rend capable de lire une publication scientifique de vulgarisation sans intermédiaire.

La suite dépend de ce qui vous a pris. Si ce sont les océans, allez vers la circulation thermohaline et vers l'acidification, sujets où la littérature francophone s'est étoffée depuis 2020. Si c'est la modélisation, les cours en ligne des laboratoires français sont ouverts et souvent filmés. Si c'est l'histoire de la discipline, l'histoire environnementale offre des travaux passionnants sur la manière dont le savoir climatique s'est constitué, et sur le temps qu'il a mis à devenir public.

Pour repérer les collections qui tiennent, regardez du côté d'Odile Jacob en sciences de la Terre, des Que sais-je ? pour les mises au point courtes, et des éditions Quæ pour les questions agronomiques associées. Vous pouvez parcourir les genres et les collections pour voir ce qui existe, et le reste de notre série quels livres acheter pour apprendre à applique le même tri à d'autres rayons encombrés.

Quelle différence entre climatologie et météorologie ?

La météorologie prévoit l'état de l'atmosphère à quelques jours, sur un lieu donné. La climatologie étudie les statistiques de cette atmosphère sur des décennies et des siècles, et les mécanismes physiques qui les font varier. On peut se tromper sur le temps de samedi prochain et avoir raison sur la température moyenne de 2050 : ce ne sont pas les mêmes objets ni les mêmes méthodes. Un livre de prévision ne vous apprendra pas la climatologie.

Par quel livre commencer sans aucune base scientifique ?

Par « Le réchauffement climatique » de Robert Kandel dans la collection Que sais-je. Cent vingt-huit pages, un physicien de l'atmosphère qui a passé sa carrière à l'Institut Pierre-Simon Laplace, et un format qui vous oblige à ne lire que l'essentiel. Vous en sortirez avec le bilan radiatif, les rétroactions et la notion d'incertitude, ce qui est exactement le socle nécessaire pour aborder tout le reste sans vous faire raconter n'importe quoi.

Comment repérer un livre de climatologie fiable en librairie ?

Ouvrez-le au hasard et cherchez trois choses : des ordres de grandeur chiffrés, une mention explicite des incertitudes, et des sources identifiables. Un auteur sérieux vous dit ce qu'il ne sait pas. Écartez les livres qui promettent de révéler une vérité cachée, et écartez aussi ceux qui annoncent la fin sans jamais donner un chiffre. Les deux vous vendent une émotion à la place d'une connaissance.

Faut-il lire « Le Monde sans fin » de Jancovici et Blain ?

Oui, mais pas en premier. La bande dessinée de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici (Dargaud, 2021) est une porte d'entrée efficace sur les ordres de grandeur énergétiques, et elle a beaucoup fait pour la culture énergétique française. Elle défend aussi une thèse discutée, notamment sur la place du nucléaire, et son format graphique la rend très persuasive. Lisez-la en troisième ou quatrième position, quand vous aurez de quoi discuter.

Les rapports du GIEC sont-ils lisibles par un non-spécialiste ?

Les résumés pour décideurs le sont, oui, et ils sont traduits en français et téléchargeables gratuitement. Comptez une trentaine de pages par groupe de travail, écrites dans une langue prudente mais claire, avec un vocabulaire d'incertitude codifié. C'est la lecture la plus rentable de ce parcours et presque personne ne la fait, parce que tout le monde croit que le document fait trois mille pages. Le rapport complet, oui. Le résumé, non.

Un livre de climatologie se périme-t-il vite ?

Les mécanismes physiques ne bougent pas : effet de serre, bilan radiatif, circulation océanique, rétroactions de la vapeur d'eau et de la glace. Un livre de 2009 reste bon là-dessus. Ce qui se périme, ce sont les projections, les courbes d'émissions et les seuils atteints. Prenez les livres pour les mécanismes et les rapports récents pour les chiffres, jamais l'inverse.

Faut-il des maths pour comprendre la climatologie ?

Pas pour les quatre livres de ce parcours, qui sont écrits pour un lecteur sans formation en physique. Il faut en revanche accepter de raisonner en ordres de grandeur : des watts par mètre carré, des parties par million, des dixièmes de degré. Si ces unités vous semblent abstraites, c'est normal au début, et c'est justement ce que l'apprentissage consiste à rendre familier.

Les liens « Voir à la Fnac » sont affiliés : un achat nous verse une petite commission, sans changement de prix pour vous. Les livres sont choisis indépendamment.

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