Résumé

Dans le "Meilleur des mondes" d'Huxley, pas besoin de dictateur ni de police secrète. Les citoyens sont fabriqués en laboratoire, conditionnés dès l'enfance, gavés de plaisirs et de soma (une drogue du bonheur). Personne ne souffre, personne ne se révolte — parce que personne ne désire rien d'autre que ce qu'on lui a programmé de désirer. Plus subtil que 1984, ce roman de 1932 décrit un totalitarisme du plaisir qui ressemble étrangement à notre monde.
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Avis

Avis de la rédaction
Si 1984 décrit le totalitarisme de la terreur, Le meilleur des mondes décrit celui du confort — et c'est peut-être plus effrayant. Huxley a vu venir notre époque : le divertissement permanent, les antidépresseurs, la consommation comme opium du peuple. Le personnage de Bernard Marx, qui ressent confusément que quelque chose ne va pas sans pouvoir le formuler, est d'une modernité saisissante. Combien sommes-nous à ressentir ce malaise diffus face à un monde qui nous promet le bonheur mais nous vide de sens ? Huxley pose LA question : et si le plus grand danger n'était pas qu'on nous enlève notre liberté, mais qu'on nous fasse aimer notre servitude ? Vertigineux.

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